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51e édition du 15 au 25 mai 2019

Rien qu’un jeu

Quinzaine 1983, Long métrage,

Synopsis

J’ai été sensibilisée à l’inceste père-fille par le récit que m’en fit une femme. Son mal de vivre d’adolescente et de femme adulte était une conséquence directe et malheureuse de cette expérience. Son récit eut l’effet de me bouleverser autant que de susciter ma curiosité. J’eus donc l’idée d’en faire un film pour raconter, à ma façon, la douloureuse agonie de l’amour d’une adolescente pour son père.
RIEN QU’UN JEU c’est d’abord un film sur le silence. Silence d’une adolescente prise dans un huis-clos infernal, mais qui tente de rejeter tout ce qui fait d’elle un être d’exception- exception monstrueuse, certes, inavouable, tabou- pour se comporter parmi les autres, avec les autres, comme n’importe quel être à l’aise dans sa peau, et pourtant se sachant marquée, rongée, laminée par son secret.
RIEN QU’UN JEU, c’est enfin un film sur le mépris, le dégoût de soi, et la culpabilité du silence, de la dissimulation, de la honte. Brigitte SAURIOL

Réalisateur

Brigitte Sauriol

Brigitte Sauriol a assisté de jeunes réalisateurs québécois au début des années 1970. Elle est venue au cinéma après avoir touché au théâtre. Forte de son expérience de scripte, elle a réalisé son premier long métrage en 1975, L’Absence. Ce drame porte sur la vie d’une femme dont le père a quitté la maison familiale. Il met en scène Monique Mercure et Jean Gascon.Par la suite, Brigitte Sauriol réalisera les films Brume bleue (1982), Rien qu’un jeu (1983) et Laura Laur (1989). Son long métrage Rien qu’un jeu traite du sujet délicat de l’inceste. Il sera présenté au Festival de Cannes, dans la section parallèle.