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50e édition du 9 au 19 mai 2018

Mondani A Mondhatatlant : Elie Wiesel Üzenete

Quinzaine 1996, Long métrage, 1 h 45

Synopsis

Elie Wiesel, grand écrivain de langue française et Prix Nobel de la Paix, est un symbole vivant. Son nom est devnu indossociable du destin de la communauté juive et du souvenir des victimes de l’Holocauste dont il constitue la conscience vivante. A travers son histoire, j’ai aussi voulu évoquer le sort des membres de la communauté juive orginaires de Sighet comme lui ou des villages voisins situés à l’ombre des Carpates. Dans cette partie de l’Europe Orientale, diverses minorités ethniques – Hongrois, Juifs, Roumains, Allemands et Slovaques – ont cohabité pendant des siècles sur cette même terre, tour à tour sous domination autrichienne puis hongroise, roumaine et hongroise à nouveau. Cela jusqu’en 1944, date à laquelle les Nazis ont occupé la Hongrie et décidé que, dans cette mosaïque de nationalités, il n’y avait plus de place pour les Juifs. En l’espace de trois mois, les Nazis ont mis en oeuvre la « solution finale » à la question juive, avec l’appui de la policie hongroise. Sighet, aujourd’hui ville roumaine, symbolise l’histoire de l’Europe Orientale comme Elie Wiesel personnifie le destin de la communauté juive au XXème siècle. J’ai la conviction que cette histoire a une importance aussi vitale pour moi que pour tous ceux qui verront le film et ce sentiment m’envahit aujourd’hui avec une intensité désespérée. Pourquoi ? Peut-être parce qu’aujourd’hui, quatre ans avant que notre siècle ne s’éteigne et emporte avec lui un peu de nous-mêmes, alors que le communisme – qui s’était cru éternel – vient de disparaître, la haîne des races et des nationalités tue à nouveau et déclenche des guerres autour de la planête. Ce même monde, et en particlulier l’Europe qui a survécu dans le sang et la honte à deux guerres mondiales, se tait à nouveau. Ou, quand il ne se tait pas, regarde impuissant une nouvelle génération qui ne sait pas – ou mal – ce qui a précédé sa naissance et fait ressurgir les mêmes horreurs, sous l’égide des mêmes idéologies et des mêmes emblèmes. Jamais au cours des cinquante dernières années, il n’a été plus urgent de rappeler à la mémoire du monde la tragédie qui a coupé en deux notre siècle et exterminé, avec beaucoup d’autres, la communauté juive d’Europe de l’Est. Communauté dont ma famille est issue. Dont je suis issue. Je suis moi aussi une survivante : mes parents, mon frère et moi-même avons survécu au ghetto de Budapest. Mêmes si mes pertes ne peuvent se comparer à celles d’Elie Wiesel, je pense envers et contre tout que nous sommes comme frère et soeur. Et je voudrais partager notre sort commun, notre commune responsabilité avec ceux qui vont voir ce film. Tous deux nous sommes convaincus que notre mission est d’entretenir la mémoire et de transmettre à nos enfants cette histoire que nous ont léguée ceux qui ont perdu la vie et que nous même avons dû traverser. C’est le seul moyen de protéger les vivants et de rendre justice aux morts. Judit Elek

Réalisateur

Judit Elek

Née à Budapest. D’origine juive, elle est enfermée dans le ghetto de Budapest de mars 1944 à janvier 1945, date de l’arrivée des troupes soviétiques en Hongrie. Diplômée de l’école de cinéma de Budapest en 1961, elle tourne son premier court-métrage, Rencontre, en 1962. Elle a depuis réalisé douze films, dont plusieurs documentaires.

Scénario
Judit Elek

Image
Gabor Balog

Son
György Kovacs

Montage
Judit Elek

Musique
Laszlo Melis

PRODUCTION : Hunnia Filmstudio c/o Magyar Filmunio, Varosligeti Fasor 38, 1068 Budapest, Hongrie Tél. : (36-1) 351 77 60 Fax : (36-1) 351 77 66 Taxila (Paris) Danielfilm Studio Neuropa Film France 3 VENTE A L’ETRANGER : Film Transit International 402 Est rue Notre Dame, Montréal QC, Canada H2Y IC8 Tél. : (1-514) 844 3358 Fax : (1-514) 844 7298

Titre VO : Dire l'indicible : la quête d'Elie Wiesel