Chinois, Encore Un Effort Pour Etre Révolutionnaires !

René Vienet
 

Synopsis

Lorsque Trotsky décida de faire abattre les révolutionnaires de Cronstadt, et Lénine d’exterminer les anarchistes ukrainiens, peu de gens ont compris par quel processus le parti bolchévique avait fini par devenir contre-révolutionnaire. En ce qui concerne la Chine, comment expliquer que la République populaire, fondée dans l’enthousiasme sincère de la population en 1949, a pu devenir une dictature totalitaire dirigée par des fascistes du type Lin Piao. Comment peut-on essayer d’explique l’évolution de Mao Tse-toung : à 20 ans, le plus libertaire des fondateurs du PCC, brimé par la hiérarchie stalinienne ; brigand bien-aimé devenant le sinistre potentat du régime le plus totalitaire que la Terre ait connu. Voilà le projet de René Viénet, reconstituant l’histoire de la « Révolution culturelle » et ses origines, les circonstances de l’exécution de Lin Piao, les émeutes révolutionnaires du 5 avril 1976, et l’arrestation de Mme Mao. La méthode utilisée sur le plan cinématographique retourne littéralement les images officielles, redonne tout leur sens aux bandes d’actualités dont le public occidental ne comprenait plus la pertinence après tant de rinçages idéologiques. Cinématographiquement, René Viénet démontre que la pensée-du-président-Mao est biodégradable. Ce film permet de comprendre le caractère inéluctable de la révolution que préparèrent les propriétaires chinois comme Li Yi-zhe, l’indomptable auteur de « Chinois, Si vous saviez… » auquel le film est dédié. « Chinois, Encore un effort pour être révolutionnaires » est également dédié à Tseng Jui-hsiang, fusillé en 1965 pour avoir prouvé que la liberté de l’amour est inséparable de l’amour de la liberté. Edwin HIU ALINE

Quinzaine des Réalisateurs 1977

Long métrage, 2h
 

Réalisation

 
 

René Vienet

René Viénet, cinéaste et sinologue français né au Havre en 1944, a vécu vingt ans en Chine et à Taïwan. Il se fait d’abord connaître comme membre de l’Internationale situationniste de 1963 à 1971, année de sa démission. S’inspirant des techniques cinématographiques popularisées par Guy Debord, il réalise « La Dialectique peut-elle casser des briques ? » (1973), premier film français à être entièrement construit par le procédé de détournement. Critique du maoïsme, il est l’un des premiers, en France, à dénoncer ouvertement le totalitarisme chinois. Parallèlement à sa carrière cinématographique, il travaille comme chercheur au CNRS durant les années 1970 ; il enseigne également le chinois à polytechnique de 1974 à 1978. Il a dirigé la « Bibliothèque asiatique » pour les éditions Champ libre et il a fondé une maison d’édition qui porte son nom, laquelle a publié une biographie d’Olympe de Gouges.

portrait René Vienet
  René Vienet
 
Chinois, Encore Un Effort Pour Etre Révolutionnaires !
 

Autres informations

Scénario

René Vienet

Montage

Noun Serra

Informations professionnelles

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