Back And Forth

Michael Snow
 

Synopsis

Suite de panoramiques horizontaux et latéraux, balayant l’espace d’ne salle de classe de plus en plus vite (les horizontaux), puis de plus en plus lentement (les verticaux) qui- en une fusion de couleurs- dissolvent la amtière (murs, néons électriques, fenêtres, meubles) et la lumière par le mouvement d’aller et retour incessant de la caméra. D’une précision mathématique, chaque mouvement atteint (et heurte) un mur (un cadre) imaginaire où se cogne le regard. Le balayage hyper rapide la caméra renvoie aux premières images, sans perspective et sans forme fixe, perçues par l’enfant.

Plus encore que Wavalenght, des actions ont lieu où se métaphorise, à partir (à travers) d’une porte et de plusieurs fenêtres, la dialectique de l’extérieur et de l’intérieur. Le film s’achève- par un procédé de surimpression qui résume les principales actions- dans une ébauche de mouvements croisés horizontaux et verticaux.

Quinzaine des Réalisateurs 1970

Court métrage, 45'
 

Réalisation

 
 

Michael Snow

Michael Snow est né à Toronto, il n’y a pas si longtemps de cela, et c’est là qu’il habite présentement, après avoir habité à Montréal, à Chicoutimi et à New York.

C’est un musicien (piano et autres instruments) qui s’est produit aussi bien en solo qu’avec différents ensembles (le plus souvent avec le CCMC de Toronto) au Canada, aux États-Unis, en Europe et au Japon. De nombreux enregistrements de sa musique ont été publiés.

Ses films ont été présentés à différents festivals en Australie, au Canada, en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Italie, au Japon, en Hollande et aux États-Unis. Ils font partie des collections de plusieurs archives, comme les Anthology Film Archive à New York, les Royal Belgian Film Archives à Bruxelles et le Oesterreichesches Film Museum à Vienne.

Il est peintre et sculpteur, mais, depuis 1962, la majorité de ses ½uvres d’arts visuels sont photographiques ou holographiques. Des ½uvres dans chacun de ces media sont présentes dans des collections privées et publiques partout dans le monde, comme celles du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée des beaux-arts de l’Ontario à Toronto, du Museum of Modern Art à New York, du Musée Ludwig à Köln et à Vienne, du Centre Georges Pompidou à Paris, et du Musée des beaux-arts et du Musée d’art contemporain, à Montréal.

Il a également fait des installations vidéo, cinématographique et sonore, et a conçu des livres, entre autres Micheal Snow/A Survey (1970) et Cover to Cover (1975).

Des rétrospectives de ses peintures, de ses sculptures, de ses ½uvres photographiques et holographiques ont été présentées au Musée Hara à Tokyo; des rétrospectives de ses films ont été présentées à la Cinémathèque Française à Paris, aux Anthology Film Archives et à L’Institut Lumière à Lyon, et d’autres rétrospectives traitant de ses ouvres dans tous les media à la fois ont été présentées au Power Plant et au Musée des beaux-arts de l’Ontario en 1994. Des expositions rétrospectives supplémentaires ont été montées à la Vancouver Art Gallery et au Musée d’art contemporain de Montréal.

Ses ½uvres d’arts visuels ont été présentées lors d’expositions solo et collectives dans des musées et des galeries d’Amsterdam, de Bonn, de Boston, de Bruxelles, de Kassel, de Los Angeles, de Lucerne, de Lyon, de Minneapolis, de Montreux, de Munich, de New York, d’Ottawa, de Paris, de Pittsburgh, de Québec, de Rotterdam, de San Francisco, de Toronto et d’ailleurs.

Michael Snow a réalisé plusieurs commandes de sculptures publiques dont les plus connues sont sans contredit le “ Flight Stop ” du Eaton Center et “The Audience” au Skydome, toutes deux à Toronto.

Il a reçu de nombreuses récompenses, dont le Guggenheim Fellowship (1975) et l’Ordre du Canada (1982).

Michael Snow a commencé à jouer du piano en 1948 environ, après avoir été fort ému à l’écoute de boogie woogie, de blues et de jazz de la Nouvelle-Orléans. Il a alors écouté tout ce qu’il a pu trouver dans le domaine du jazz. Il a rencontré d’autres musiciens en devenir avec lesquels il échangeait des trucs puis ils ont commencé à jouer en groupes. Pendant plusieurs étés, lui et ses nouveaux amis musiciens se rendaient à chiago, pour quelques semaines; rendus sur place ils s’asseoyaient n’importe où et écoutaient tout.

À Toronto, il a souvent joué avec le Ken Dean’s Hot Seven et d’autres groupes. Il a vécu en Europe pendant une année et demie (1953-1954); il a vécu en jouant du piano et de la trompette en Italie, en Yougoslavie et en France, et pendant un mois il a joué à Bruxelles avec un groupe local. À partir de 1961 environ, il a joué avec le Mike White’s Imperial Jazz Band, qui a été fort occupé pendant deux ans à la télévision, à enregistrer des disques et à se produire à la Park Plaza, au Colonial et, pendant une année, à L’hôtel Westover où des artistes invités extraordinaire étaient embauchés pour jouer avec le groupe: Dicky Wells, Vic Dickinson, Edmund Hall, Cootie Williams, Rex Steward, Buck Clayton, Jimmy Rushing et bien d’autres musiciens remarquables de Swing et de Dixieland.

Par la suite, il a joué ailleurs avec quelques-uns de ces musiciens (et avec Wingy Mannone, un trompetiste de la Nouvelle-Orléans), principalement dans les états de New York et du Michigan. En même temps, il avait son propre groupe qui jouait de la musique plus “moderne” (Thelonius Monk, Charlie Parker). Le groupe comprenait habituellement Larry Dubin à la batterie, Terry Forster à la basse et Alf Jones au trombone. Ils ont joué à des endroits comme la Maison de Hambourg, George’s et ailleurs.

Il a vécu à New York de 1963 à 1970 et a joué avec beaucoup de bons musiciens: Kenny Davern, Roswell Rudd, Milford Graves, Steve Lacy, Pharoah Sanders et bien d’autres. De retour à Toronto, il a commencé à jouer avec le Artists jazz band, un groupe unique composé principalement d’artistes visuels qui jouaient également. Ils ont enregistré deux disques 33 tours. En 1970, Chatham Square, une étiquette de New York, publiant un album double de sa musique solo. Il a fait de la sculpture sonore et des installations sonores, par exemple “Hearing Aid” présentée pour la première fois à The Kitchen, à New York, et plus tard en différents endroits d’Europe et du Canada.

Il a joint le CCMC qui, depuis 1976, donne des concerts hebdomadaires et à tous les quinze jours à la Music Gallery, parfois avec des musiciens invités comme Derek Bailey, Misha Mengelberg et Evan Parker. Ils ont fait 6 tournées en Europe et ont joué à l’occasion de plusieurs festivals. CCMC a publié 6 albums et un coffret de trois disques “Larry Dubin et le CCMC.” Snow a aussi publié un certain nombre d’enregistrements solo, comme “The Last LP” (Art Metropole), “Two Radios Solos” (Freedom in a Vacuum) et “Sinoms” (Art Metropole). Une discographie complète peut être trouvée dans “Music/Sound: The performed and recorded music/sound of Michael Snow” (The Michael Snow Project;4), Art Gallery of Ontario/The Power Plant/Alfred A. Knopf Canada, p.141, 1993.

 

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